Pollution lumineuse

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Documentation thématique portant sur la pollution lumineuse.

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"Les villes et l'environnement nocturne"[edit]


Montage de photographies satellitales mettant en évidence les variations de l'éclairage artificiel nocturne sur l'ensemble du globe. De nuit, l'hémisphère Nord et l'Inde émettent une grande quantité de lumière vers l'espace.
On distingue aussi les différences d'Albédo (les glaces, neiges et sols clairs (déserts) renvoient la lumière de la lune, les forêts l'absorbent) (source : NASA)

Los Angeles (photo) ou Dallas sont souvent cités comme exemple d'éclairage les plus extrême en matière d'intensité, en raison d'une large périurbanisation dans le 1er cas et pour des raisons commerciales d'images dans le second, mais ce ne sont plus les seules villes très éclairées toute la nuit...
L'éclairage nocturne de Londres illumine le ciel, mais aussi le corridor écologique qu'est la Tamise pour de nombreuses espèces aquatiques ou aviaires.
Architectes et urbanistes jouent souvent des effets esthétiques de la réflexion des éclairages sur l'eau douce ou de mer. Cela peut avoir divers impacts sur la faune marine et les oiseaux. Anguilles et écrevisses sont par exemple affectées par l'éclairage, fait exploité par les braconniers.





Le ciel nocturne de New York est d'autant plus orangé que l'air est humide et pollué.
Une étude (Page de la New York City Audubon) a trouvé 4.000 oiseaux blessés ou morts aux pieds de quelques tours suivies. Ces oiseaux appartenaient à plus de 100 espèces différentes. La mairie encourage l'extinction des éclairages des gratte-ciel de minuit à 6 h du matin.
Sydney. L'Australie est encore peu peuplée, mais son littoral est de plus en plus éclairé la nuit.








A Chicago des comptages faits de 2000 à 2001 sous des immeubles plus ou moins éclairés la nuit a montré que l’extinction des lumières des immeubles la nuit réduisait la mortalité de 83 %. Depuis la ville encourage cette extinction.





Chicago by night. Par extrapolation de comptages faits aux États-Unis et au Canada, la Chicago Ornithological Society estime qu’aux États-Unis, de 100 millions à 1 milliard d’oiseaux meurent chaque année en percutant des constructions
Le halo lumineux nocturne de Mexico attire des oiseaux dans une atmosphère réputée pour sa pollution chronique de l'air. (ici en 2005)




"Effets sur le milieu naturel et les espèces" (Effects on natural habitats and species)[edit]


Le poussin du macareux, comme ceux de quelques autres oiseaux de mer (pétrels, puffins) est inéluctablement attiré par les lumières proches de son nid. Son premier vol ne peut durer que quelques dizaines de secondes, et il est condamné s'il ne se pose pas directement en mer où il se nourrira avant de savoir voler. C'est une des raisons expliquant que les macareux ne survivent que sur des îles isolées, ou des falaises d'où aucune lumière proche n'est perceptible. L'espèce est en déclin en Europe.


Il n'y a pas que les papillons nocturnes qui sont attirés par les lampadaires. Celui-ci - Modèle RUM de marque CLAREL - situé en lisière d'une zone boisée, a été dégradé par des plomb de chasse. Bien que les trous ne fassent que 4 mm environ, il a piégé des milliers de petits insectes attirés par la lumière. Rem : En l'absence de trous, une partie de ces mêmes insectes auraient peut-être été mangés par des chauve-souris. En écologie un phénomène de cette nature est dit "puits écologique".
De nombreuses espèces de mouches sont également attirées par la lumière. Ici, il s'agit d'une ampoule à incandescence d'une puissance de 60W








À Toronto, le programme Fatal Light Awarness Program (FLAP) a montré que près de 3 000 cadavres d'oiseaux (appartenant à plus de 140 espèces différentes) se sont tués aux pieds de tours de Toronto en un an, notamment aux pieds de la Tour CN (553 m) éclairée la nuit. À ce nombre, il faudrait ajouter les très nombreux oiseaux blessés qui se sont cachés pour mourir ailleurs, ou ceux emportés par des chats ou des rats avant d'avoir pu être comptés. par extrapolation le programme estime de un à dix millions le nombre d'oiseaux migrateur tués annuellement [1]par collision avec des immeubles, rien qu'à Toronto.
Des milliers d'oiseaux tournoyant dans la lumière ont été attirés et piégés par le double faisceau lumineux érigé en 2004 en mémoire de l'attentat du 11 septembre 2001. (Voir photo)










L'éclairage nocturne des serres (agricoles, botaniques..), et ici l'éclairage "décoratif" orienté vers le ciel peuvent poser problème pour les oiseaux.
Ce type d'éclairage peut aussi être cause de nuisances pour les riverains (lumière intrusive). (Serre botanique de Graz, Autriche)






De très nombreux invertébrés, tel cet (Mastigoproctus giganteus) sont totalement lucifuges ;
Ils fuient instinctivement toute source de lumière.







Rebekah Creshkoff (Société Audubon) a en l'an 2000 compté 690 oiseaux morts et 305 blessé appartenant à 68 espèces différentes, rien qu'aux pieds des seules tours jumelles du World Trade Center.
Certains oiseaux ne meurent pas brutalement de collision, mais s’épuisent en tournant dans les zones éclairées avant de tomber au sol épuisés, ou de finalement percuter une vitre, surtout les nuits brumeuses ou de pluies fines, en période de migration.
Comparaison d'une même partie du ciel photographié sous une atmosphère pure (non brumeuse et exempte de pollution particulaire susceptible de diffuser la lumière).
Au dessus des villes, le halo lumineux est aussi un bon indice de pollution de l'air






  1. Programme 'Fatal Light Awareness Program (Window Collisions)