User:Franck devedjian

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Vue depuis le belvédère du château d'Everly du côté de l'entrée, 1785
Vue du parterre du château de Choisy vers 1685 depuis la galerie
Vue depuis la demi-lune d'Orly avec Choisy et la Seine dans le fond, vers 1730

Franck Devedjian

franckdevedjian arobase hotmail.com


Voici le lien sur Wikipédia de la liste de mes restitutions 3D du patrimoine :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Franck_devedjian


« Trouvez-vous une différence entre ceux qui, dans la caverne de Platon, regardent les ombres et les images des objets, ne désirant rien de plus et s’y plaisant à merveille, et le sage qui est sorti de la caverne et qui voit les choses comme elles sont ? » Erasme, Eloge de la Folie



Sujets de recherche :

Mes recherches portent principalement sur l'art français des XVIIe et XVIIIe siècles (Architecture, art des jardins, peinture), avec une prédilection pour l'étude des châteaux disparus d'Ile-de-France.

J'aborde aussi occasionnellement l'architecture antique du monde méditerranéen.

Je peux réaliser des conférences sur demande.


Démarche pour produire une nouvelle iconographie :

       Ma volonté :

Ma démarche principale consiste à restituer en images 3D le patrimoine disparu, permettant d'en révéler ainsi les splendeurs. Cette manière de faire permet de déconstruire un imaginaire collectif flou sur notre patrimoine disparu, pour en offrir des images précises et fidèles à l'histoire des lieux. Ainsi, l'iconographie des châteaux français disparus se renouvelle en profondeur, permettant de mieux comprendre, je l'espère, la prospérité et la splendeur de la France d'avant la Révolution. Je publie mes travaux principalement sur Wikipédia depuis des années, en complément de publications scientifiques qui, par définition, rencontrent un public plus restreint. Aussi, ma démarche d'enrichir Wikipédia se calque directement sur celle des Encyclopédistes du siècle des Lumières.

       Une démarche scientifique

Pour chacun des châteaux et jardins restitués, je réalise au préalable un travail important de rassemblement de sources anciennes, iconographiques et textuelles, dont l'utilisation de dessins anciens, de gravures, de plans, d'archives, de tableaux topographiques, de descriptions des lieux par des visiteurs ou des guides de l'époque, etc. Pour chacun de ces châteaux, la documentation est une masse à chaque fois assez considérable, je peux le dire. Les plans cadastraux sont d'une aide fondamentale car ils sont des documents incontestables sur l'emplacement des constructions, sur le tracé des anciens jardins, l'emplacement de canaux, de pièces d'eau, d'allées dans la forêt etc. Une fois toutes ces données rassemblées et analysées, la modélisation 3D peut avoir lieu à un instant donné, une date précise. Car tous ces lieux ont été embellis avec le temps, il faut donc, quand on restitue un site, choisir une date précise, et s'en tenir à l'état du domaine à cette date. C'est sans doute le plus délicat et le plus difficile : ne pas commettre d'erreur chronologique, par exemple en dessinant un espace qui n'existait pas à la date choisie, mais qui aurait été ajouté après. En somme, chacune de mes images est le produit d'une modélisation mais aussi d'une réflexion.

       Du peu d'importance du logiciel 

Souvent on me pose une unique question : "quel est le logiciel que vous utilisez ?". Cette interrogation me chagrine quelque peu, car elle dénote une méconnaissance totale par celui qui la pose de la démarche scientifique et rigoriste qui est la mienne : c'est un peu comme si vous demandiez à un artiste quel est le type de toile et de peinture acrylique qu'il a utilisé pour un de ses tableaux figuratifs de paysages, au lieu de lui demander pourquoi il a choisi ce lieu ou ce point de vue et comment est-il allé à cet emplacement, pourquoi cette lumière à cette heure du jour etc. Le logiciel, c'est uniquement une page blanche et un crayon, rien de plus. Aussi, quand on me pose la sempiternelle question "Quel logiciel utilisez-vous?", je réponds : "Mon cerveau". Evidemment, il faut savoir surtout quoi dessiner. Cela me rappelle un propos de Charles Aznavour, qui était quelque peu dépité de se rendre compte que, durant toute sa carrière, pas un seul journaliste ne l'avait interrogé une seule fois sur le sens ou le choix d'un mot dans une de ses chansons : au lieu de cela, les chroniqueurs TV lui posaient des questions sur sa vie privée, son patrimoine, ses rencontres, mais jamais une seule question sur son art. Cela interroge beaucoup sur la perception des choses et la création.

        Les restitutions condamnables

D'autres personnes n'ont pas la même démarche qui est la mienne : ils modélisent des volumes, des pièces disparus, sans aucun souci d'échelle ou de vérité. C'est leur liberté, mais cela devient condamnable quand une grande institution soutient ce genre de modélisation. A ce titre la modélisation pitoyable de la galerie de Mignard à Versailles est l'exemple même de tout ce que je condamne, et à l'exact opposé de mes travaux. https://verspera.hypotheses.org/471 Tout y est brillant, superbe matière or, miroirs, etc, au niveau graphique, visuel c'est spectaculaire, au niveau de la vérité, tout est faux : le volume n'est pas le bon, la galerie parait écrasée, elle était deux fois plus haute, les décors n'ont jamais existé ainsi avec les miroirs, il n'y aucun style ni aucune vérité : c'est une restitution monstrueuse, l'exact modèle de tout ce qu'il ne faut pas faire. A dire vrai, c'est l'exemple parfait d'une modélisation ridicule, véritablement risible et qui prétend montrer un lieu qui n'a jamais existé.

        De l'indépendance

Je suis un chercheur indépendant, c'est à dire que je réalise tous mes travaux de manière neutre, sans aucun a priori, sans aucune commande, ni volonté d'embellir plus que de raison des lieux disparus. Et je travaille de manière totalement bénévole, sans aucune rémunération, uniquement soutenu par la passion. Je restitue les lieux a minima en fonction de ce que l'on peut connaître, sans ajouter de fioritures qui ne seraient pas logiques. C'est pourquoi j'aime beaucoup la destinée de Nicolas Poussin : il vaut mieux vivre dans son coin, travailler avec acharnement sur son art, et suivre le monde depuis un lieu calme et paisible. Sans ne jamais rien négliger. Ni ne rien devoir à personne. Car le monde est ingrat, et les trahisons nombreuses, et souvent commises par ceux qui se disaient les plus proches. L'indépendance est ma liberté absolue, et une si paisible félicité de la vie de mon âme.

       Une démarche d'artiste ou de chercheur ?

Cette question est importante : en réalisant ces travaux de restitution, mon unique souhait est de mieux comprendre le passé glorieux de la France. En ce sens, ce qui compte avant tout pour moi est la production d'images dans une démarche de "chercheur-trouveur" (que j'oppose au "chercheur-chercheur", qui cherche beaucoup plus en vase clos qu'il ne trouve, qui ne sait pas offrir au plus grand nombre ses découvertes, et qui les conserve jalousement dans un rayon moisie de bibliothèque ...). A ce titre, je ne maîtrise guère les complexités de l'informatique : je n'utilise qu'un seul logiciel - la fameuse page blanche et le crayon - et je ne suis pas du tout maître dans l'art de la texture, de l'infographie 3D, de la réalisation d'images quasi photographiques ou films : ce n'est pas cela qui m'intéresse. Je ne fait pas dans le spectaculaire. Ce que je souhaite c'est retrouver la perception des lieux. C'est pour cela que la majorité de mes restitutions sont des vues au sol ou au niveau d'un château, vues qui étaient donc possibles à l'époque. Ce sont des vues à la hauteur du regard humain, à environ 1,70 m de hauteur. Ce point est fondamental : s'il l'on restitue des lieux disparus, il faut aussi s'astreindre à les restituer tels que les anciens pouvaient aussi les voir de même. Aussi je considère que mes images ne sont pas des oeuvres d'art, mais uniquement des schémas quelque peu embellis par la couleur, la lumière et la perspective. Je ne prétends donc pas être un artiste, mais uniquement un chercheur qui explicite l'histoire de l'art des lieux disparus.